Relevé mensuel des niveaux d'eau juillet 2026
Le relevé mensuel des niveaux d'eau de juillet 2026
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Retrouvez ici :
- niveau d'eau du lac de Hourtin-Carcans
- niveau d'eau du lac de Lacanau
- niveau d'eau de la nappe à Brach
- niveau d'eau du cours d'eau de l'Eyron
- pluviométrie
Précipitations/Evaporations
Les précipitations du mois de juillet, 5.5 mm à Lacanau, correspondent à une valeur très faible dans la continuité de l’absence de pluies significatives observée sur le territoire depuis mi-mai.
L’évapotranspiration a été mesurée à 197 mm, une valeur forte en lien avec les périodes de canicule qui augmentent les phénomènes d’évaporation qui ont pu atteindre 7 à 8 mm par jour.
L’effet cumulée de l’absence de pluies et de fortes chaleurs provoque une sécheresse intense des sols et de la végétation favorisant les incendies majeurs qui ont affectés le territoire du 22 juillet au 1er août.
Nappe phréatique des sables
Le niveau de la nappe phréatique des sables a poursuivi sa baisse au mois de juillet atteignant son niveau le plus bas connu pour la saison, entre 1.4 et 1.8 m de profondeur selon les zones géographiques.
A ce niveau de la nappe phréatique, les racines des arbres et de la végétation n’ont plus accès à l’eau.
Cours d’eau et fossés
Les cours d’eau et les crastes sont alimentés par le drainage de la nappe des sables. Quand cette nappe est à plus d’un mètre de profondeur, l’essentiel du réseau hydrographique se retrouve au-dessus du niveau d’eau et est alors en assec. Le réseau de fossés et de crastes du territoire se sont donc asséchés depuis le mois de juin. Seuls les cours d’eau les plus profonds, en particulier à Lacanau et au Porge coulent encore par le drainage en profondeur de la nappe. Les débits sont toutefois devenus faibles sur ces cours d’eau.
Lac de Hourtin-Carcans
Le niveau du lac de Hourtin-Carcans a baissé de 0.22 m en juillet pour atteindre un niveau de 13.94 m NGF en fin de mois. Les vannes de l’ouvrage hydraulique du Montaut à la sortie du lac sont fermées depuis le 21 mars pour conserver un niveau d’eau favorable pour le lac et ses marais. En juillet, les apports des cours d’eau sur ce lac sont devenus insignifiants et les fortes chaleurs ont induit une évaporation de l’ordre de 7 mm par jour.
La recharge en eau du lac pendant l’hiver et le début du printemps permet de conserver pour l’instant un niveau moyen de ce lac pour la saison malgré trois périodes de canicules successives.
Lac de Lacanau
Le niveau du lac de Lacanau a baissé de 0.18 m au mois de juillet pour atteindre une valeur de 13.24 m NGF en fin de mois. Les vannes de l’ouvrage hydraulique de Batejin à la sortie du lac ont été fermées depuis le 21 mai pour maintenir un niveau d’eau favorable pour le lac et ses marais. Sur ce lac, contrairement à Hourtin-Carcans, les débits entrants ont pu en partie compenser l’évaporation.
La recharge en eau du lac pendant l’hiver et le printemps permet de conserver pour l’instant un niveau moyen de ce lac pour la saison malgré trois périodes de canicules successives.
Canal du Porge et de Lège Cap-Ferret
Les écoulements sur le canal du Porge et de Lège ont diminué en proportion de la baisse des débits des cours d’eau sur le bassin versant. Le débit atteint ainsi en fin de mois ses valeurs d’étiage de l’ordre de 0.7 m3/s à Lège Cap-Ferret. Les marais de Langouarde et de l’Ilette, le long du canal du Porge, ont vu leur niveau d’eau baisser pendant le mois de juillet d’environ 0.28 m.
Effet des pompages lors de la lutte contre l’incendie
Lors de la lutte contre l’incendie, des pompages stratégiques ont été réalisés sur le lac de Lacanau, organisé par la commune en coordination avec le SDIS, les DFCI, les agriculteurs et les bénévoles. Ces pompages qui ont eu une importance majeure pour l’approvisionnement en eau, ont toutefois eu un effet limité sur la baisse du niveau du lac en proportion des effets de l’évaporation. Ainsi au moins de juillet, l’évaporation sur le lac de Lacanau a représenté près de 150 000 m3 d’eau par jour quand en comparaison un Canadair prélève 6 m3 d’eau à chaque rotation et une citerne de 5 à 30 m3. L’effet des pompages n’est ainsi pas visible sur le suivi du niveau du lac.